Présentation

JePh

L’amour révolté

Dans le sillon de Philippe Léotard, l’homme qui partait  « à l’amour comme à la guerre », de Léo Ferré, celui qui tenait pour synonymes les mots « Amour » et « Anarchie », de Jacques Higelin, l’autre qui « alertait les bébés » et les enjoignait à serrer dans leurs poings « l’étandard de l’amour révolté », de Mano Solo ou encore de Daniel Balavoine, l’homme qui voulait « sauver l’amour »…

 

JePh est un partisan de l’amour, un coeur révolté, un homme sans fard et sans artifices qui se bat avec juste ses mots et sa voix face à une immense machine à détruire qu’on appelle progrès.
JePh ne chante pas, il clame, il s’exclame et déclame sa flamme, s’enflammant dans un slam aux yeux fans et profanes.
JePh ne chante pas l’amour, il le râle, il le hurle, il le pleure, il en frissonne et s’époumone, il en sort de tous ses pores.
JePh ne chante pas la société, c’est tout son être mutilé par un monde profondément injuste et guerrier qui résiste et se bat.
JePh écrit comme on saigne, chante comme on pleure et vit comme on meurt, à genou ou debout.
JePh avance dans la nuit auréolé de son étoile lourde, serein devant l’éternel et amoureux transi.
Sans fard, sans artifices, JePh ouvre son coeur et toute son âme et nous enlace dans ses bras immenses.

 

 

 

Album en préparation (2017) / spectacle en cours :

Qu’il évoque son enfance déchiquetée et rocailleuse (Quiberon), les difficultés d’une jeune femme tiraillée entre son idéal et les impératifs d’une société de plus en plus cruelle et inhumaine (La fille du soleil), son sentiment de solitude et de résignation face à un monde violent et sans espérance (J’me casse), qu’il exprime son profond rejet de la politique guerrière de l’Etat français (Mon déserteur) et du repli nationaliste et identitaire, voire communautaire de la société française (Bleu Blanc Rouge), JePh brûle de mille feux de détresse et nous fait entrevoir son idéal : un idéal de fraternité, d’amour, de paix, où l’homme saura se débarrasser des chaines qui l’entravent, dépasser ses pulsions morbides et accéder à l’amour du vivant (Bonheur Immoral). Car c’est bien une lueur d’espoir qui l’anime et qu’il nous fait entrevoir dans un cri de révolte permanent (C’est le début de quelque chose). L’ennemi de JePh s’appelle morosité : tout son être refuse de succomber à la résignation, à l’enlisement, à la dépression. Son ilot d’espoir, sa citadelle imprenable (Je suis), sa marche en avant, son combat, sa marche sur le monde, salutaire et salvatrice (je viens), s’expriment dans toutes ces chansons. Tout au long d’un spectacle dont le fil rouge est le combat d’un homme face au monde, s’exprimant à travers toute la palette des sentiments qu’un tel combat peut engendrer.

Le texte occupe une place centrale dans l’univers de JePh, c’est la colonne vertébrale de ses chansons
Il connait un rythme et une mélodie intrinsèques : C’est pour cette raison qu’il peut être chanté, déclamé, scandé ou simplement dit, avec ou sans musique, d’ailleurs.
La musique et les arrangements de Philippe Servain, par ailleurs compositeur de musiques de film, viennent fixer un décor, illustrer le propos, développer l’univers musical et poétique de JePh.
Entre musique et cinéma, entre poésie et chanson, entre le corps et l’âme, entre ici et ailleurs, JePh nous emmène en voyage dans son for intérieur, bercés de ses fortes convictions et de ses rêves puissants. Une aventure chimérique ancrée dans une réalité sociale.
JePh se veut pourfendeur de la résignation, de la médiocrité, et au final de la haine : il place l’amour au dessus de tout, la rage au coeur et le poing levé comme symbole de tous les combats.